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Patricia Bosworth: Diane Arbus, Une Biographie
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Cet ouvrage est la plus complète biographie à ce jour consacrée à une des photographes les plus marquantes du vingtième siécle. Diane Arbus est fascinante. Par sa vie, d’abord: issue de la haute bourgeoisie juive de New York au sein de laquelle elle aurait pu s’épanouir, elle décidera de s’éloigner de ce milieu pour suivre son propre chemin. Son voyage la conduira vers la gloire par d’obscurs chemins de traverses. Loin de la frivolité des magazines de mode américains avec lesquels elle collabora à ses début, Diane Arbus trouvera sa voix en allant chercher sa propre vision, affronter ses propres démons au hasard des rues des bas-fonds de New York, là où aucun photographe n’avait encore jamais osé s’aventurer. De ce voyage, elle ramènera un fascinant travail sur les gens et notamment les marginaux, jumeaux, monstres de foire, nains, géants, travestis, ces « freaks » dont la vision dérangera tellement l’Amérique bien pensante des années 60. Ses « modèles » heurtent profondément les conventions esthétique, sociales, sexuelles, physiques, qui régissent la société américaine. Diane Arbus mettra fin à son histoire en se suicidant en 1971 entrant ainsi au panthéon des icônes maudites de l’Amérique au coté de Marilyn ou James Dean
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Ce livre est parfois un peu difficile à lire lorsque l’on n’est pas familier avec les personnages qui ont hanté New York dans les années 60 mais, tout au long de ses 400 pages, il nous fait découvrir cette femme fascinante, cette artiste maudite qui inspira d’autres grand noms de la photographie Américaine. On y croisera Richard Avedon, Walker Evans, Lisette Modele, Robert Frank…
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On fermera le livre en ayant approché l’énigme Arbus et en ayant un mieux compris cette femme et ses démons. on se dira que, peut être, cela aurait été tellement mieux avec une « happy end »….. Il nous reste ses photos soigneusement conservées par la fondation qui porte son nom.
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Patricia Bosworth est journaliste et biographe. Elle collabore au magazine Vanity Fair et au New York Times. Elle est l'auteur de plusieurs biographies, dont celles de Montgomery Clift et de Marlon Brando
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Alex Kershaw: Capa, L'homme qui jouait avec la vie
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Andre Friedmann, dit Robert Capa, né à Budapest in 1913, mort sur une route d’Indochine en 1944. Que peut on dire de lui tant sa vie se confond avec l'histoire de la photographie. Au-delà, même, elle le confond avec l'histoire même du vingtième siècle. Qui ne se souvient pas de ces images : 1937, d'un combattant républicain espagnol s'effondrant à flanc de colline, frappé par une balle franquiste ? 6 Juin 1994, dans les eaux d’Omaha Beach, des soldats américains cherchant un refuge à l’abris des balles allemandes : Juste un peu Flou, Slightly out of focus. « Si la photo n’est pas bonne, c’est que vous n’êtes pas assez près » dira-t-il. Poussant sa logique jusqu’au bout il sera le seul photographe à accompagner les premier GIs se lançant à la conquête d’Omaha Beach : Après avoir barboter dans les eaux normandes au milieux des blessés et des cadavres, il s’évanouira sur une péniche de débarquement, et sera ramené vivant en Angleterre. Il aura eu, une fois encore, plus de chances que les 95% de morts et de blessées qu’eurent à déplorer les premiers groupes d’assaut.
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Lorsque cette photo paraîtra dans Times Magazine le 19 Juin 1944, Capa est déjà une légende. Roublard, joueur, homme à femmes, ses aventures avec les plus femmes du monde (dont Ingrid Bergman) susciteront l’envie et l’admiration de ses amis au rangs desquels on trouve Ernest Hemingway, Henri Cartier-Bresson et John Huston.
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Au sortir de la guerre, Capa fondera avec Cartier-Bresson et David « Chim » Seymour l’agence Magnum. Pour le première fois, les photographes restaient propriétaires de leurs droits et leurs négatifs. En ce début de 21ème siècle, Magnum demeure la plus prestigieuse agence de photographe au monde.
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Photo reporter de guerre passionné, Capa mourra en 1954 sur une route du Vietnam où il accompagnait l’armée française pour ce qui devait être « sa dernière guerre »…
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Ce livre est une biographie passionnante et passionnée qui nous raconte comme un roman la vie de celui qui rendit le photo journaliste sexy et glamour. Elle nous fera voyager dans le temps et le monde, de Budapest des années 20, à Paris des années 30, l’Espagne en pleine guerre civile, Hollywood et New York des années 50. L’auteur ne cache pas son admiration pour ce personnage hors du commun. Mais comment pourrait il en être autrement….
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Alex Kershaw est journaliste et scénariste. Il collabore au Guardian, au Sunday Times Magazine et à l’Observer. Il est aussi l’auteur d’une biographie de l’écrivain américain Jack London.
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Don McCullin : Risques et Périls
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« Risques et Périls » est la traduction française de « Unreasonable Behaviour » l’auto biographie de Don McCullin. Qui est-il ? Sans doute avec Capa l’un des plus remarquables photographes de guerre du vingtième siècle. Il en est aussi en quelque sorte de successeur dans l’histoire des conflits du siècle dernier. Si Capa couvre la période entre le milieu des années 30 avec la guerre d’Espagne jusqu’au début des années 50 (rappelons qu’il meure en Indochine en 54), McCullin commence véritablement sa carrière à Chypre au début des années 60 pour la terminer, en vie, dans les années 80 en Palestine.
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Enfant d’Adolf Hitler comme il se définit lui-même, il grandit sous les bombes qui tombent sur Londres avant d’être envoyé à la campagne pour sa sécurité. Il vivra son adolescence dans les quartiers pauvres d’un Londres dévasté. Se sont les hasards de la vie qui amèneront ce mauvais garçon à la photographie et au photo reportage de guerre. Comme Capa à son époque, il couvrira les principaux conflits de son époque. Mais si Capa semble traverser sa vie et les différents conflits qu’il couvre de façon presque détachée (sauf à Ohama Beach ), un peu à la façon d’un personnage de roman, McCullin nous livre ici toute l’horreur que lui inspire les conflits dans lesquels il est engagé : Chypre, Vietnam, Cambodge, Congo, Biaffra ou Irelande du Nord, McCullin est toujours au coeur de l’action.
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Le style est vivant et l’émotion et l’angoisse, perceptibles à chaque page, font échos à ses photos les plus célèbres. On referme le livre avec l’impression que le célèbre photographe nous a permis d’entrer quelque temps dans son intimité nous livrant ses émotions toujours empruntes de son regard plein de compassion et de solidarité. Merci Monsieur McCullin.
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